Les autorités sanitaires de Singapour ont placé sous surveillance deux résidents testés pour le hantavirus après une possible exposition lors d’un voyage en navire de croisière, selon des informations rapportées par Reuters. Les cas, signalés à partir du vendredi 8 mai 2026, suscitent une vive inquiétude dans le secteur du tourisme maritime.
Le hantavirus, transmis principalement par les rongeurs à travers l’urine, les excréments ou la salive contaminés, peut provoquer des complications graves, notamment une fièvre hémorragique et une insuffisance rénale aiguë. Contrairement à la grippe ou au COVID-19, ce virus ne se transmet généralement pas d’une personne à l’autre, ce qui oriente les soupçons vers une possible exposition à des rats ou souris à bord du navire.
Les navires de croisière, avec leurs espaces confinés, systèmes de ventilation partagés et milliers de passagers utilisant les mêmes installations, sont souvent considérés par les experts sanitaires comme des environnements favorisant la propagation des maladies infectieuses.
Cette affaire intervient alors que l’industrie mondiale des croisières connaît une forte reprise économique après plusieurs années difficiles. Une enquête liée à un virus potentiellement hémorragique représente donc un risque majeur pour l’image du secteur et pourrait relancer les débats sur les normes sanitaires et la lutte contre les rongeurs à bord des paquebots.
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