Lors d’une réunion Arria des Nations Unies consacrée à la situation en Cisjordanie, James Kariuki, chargé d’affaires du Royaume-Uni auprès de l’ONU, a fermement condamné l’expansion des colonies israéliennes, qualifiées de « violation flagrante du droit international ».
Dans son discours prononcé vendredi 8 mai 2026 aux Nations Unies, le diplomate britannique a réaffirmé que la solution à deux États reste « le seul moyen » de garantir une paix durable entre Israéliens et Palestiniens. Il a accusé le gouvernement israélien de compromettre cette perspective par l’accélération de la colonisation, notamment à travers le projet E1, qui pourrait diviser la Cisjordanie en deux territoires séparés.
Le Royaume-Uni a également dénoncé les déplacements forcés de Palestiniens, les démolitions d’habitations et les violences commises par des colons israéliens. Selon les chiffres évoqués lors de la réunion, plus de 2 500 Palestiniens auraient été déplacés depuis le début de l’année à cause des expulsions, des attaques et des destructions de maisons.
Masafer Yatta et Silwan ont été cités parmi les zones les plus touchées par ces opérations. Londres estime que ces actions s’inscrivent dans « une campagne accélérée » visant à empêcher la création d’un futur État palestinien.
Le diplomate britannique a aussi dénoncé une « culture de l’impunité », affirmant que les crimes commis par des colons font rarement l’objet d’enquêtes ou de poursuites sérieuses. Il a exprimé son inquiétude face à des accusations de traitement discriminatoire dans l’usage de la force par les autorités israéliennes.
Enfin, le Royaume-Uni a averti que la poursuite de ces politiques risque d’alimenter davantage les violences dans la région et de compromettre toute perspective de paix. James Kariuki a appelé la communauté internationale à agir pour préserver la possibilité d’une coexistence pacifique entre Israéliens et Palestiniens.
Le Hautpanel
