La République démocratique du Congo franchit ce mercredi 24 juin 2026, une nouvelle étape dans sa diplomatie économique. Au cours d’une réunion technique tenue à Kinshasa, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, également Représentant personnel du Chef de l’État auprès de l’AUDA-NEPAD, a échangé avec Mohamed Chérif, Directeur général adjoint pour l’Afrique centrale de la Banque africaine de développement (BAD), en présence des experts des différentes parties.
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des discussions engagées le 4 juin dernier à Abidjan avec le vice-président de la BAD, Solomon Quaynor, autour du renforcement de la coopération entre la RDC et l’institution financière panafricaine.
Au centre des échanges : la mise en place d’un cadre de dialogue permanent destiné à mobiliser davantage de ressources financières pour soutenir les projets structurants prioritaires du Gouvernement congolais.
Parmi les axes retenus figurent notamment la valorisation de la filière cacaoyère congolaise, la construction et la digitalisation des postes frontaliers à arrêt unique de Kasindi, Kasumbalesa et Lufu, ainsi que le développement du corridor routier Kasindi–Beni–Komanda–Mambasa–Bafwasende–Kisangani–Dulia–Aketi–Lisala–Gemena–Zongo.
Les discussions ont également porté sur des projets d’intégration régionale à fort impact économique, notamment le chemin de fer Tanzanie–Burundi–Kindu destiné à désenclaver le centre du pays et à renforcer son accès à l’océan Indien via le port de Dar es Salaam.
Dans la même dynamique, les deux parties ont examiné les perspectives de développement des Zones Économiques Spéciales le long des corridors de Lobito et de Banana afin d’en faire de véritables pôles industriels, ainsi que les projets de mobilité urbaine à Kinshasa et le pont route-rail Kinshasa–Brazzaville.
À l’issue de cette réunion, le ministre Julien Paluku a poursuivi les consultations avec le Directeur général adjoint de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), Jean-Claude Mido Mbuete, afin d’identifier les mécanismes permettant de rendre les projets congolais davantage éligibles aux financements de la BAD et de l’AUDA-NEPAD.
Les experts ont procédé à une revue technique des projets selon leur niveau de maturité : études de faisabilité disponibles, projets en attente d’études, chantiers en exécution, initiatives financées par le Gouvernement et projets nécessitant encore des financements extérieurs.
À travers cette démarche, Kinshasa affiche son ambition de consolider un modèle de développement fondé sur les infrastructures intégratrices, la compétitivité commerciale et l’attractivité économique régionale.
Le Hautpanel
