L’Iran a lancé samedi 4 juillet 2026 , six jours de cérémonies publiques de deuil en hommage à l’ancien guide suprême Ali Khamenei, alors que des foules importantes se sont rassemblées dans la capitale sous haute surveillance sécuritaire.
Selon la télévision d’État, les hommages ont débuté à Téhéran dans un contexte de forte mobilisation populaire et de mesures de sécurité renforcées, avec des restrictions de circulation étendues dans plusieurs quartiers de la capitale.
Des milliers de personnes ont afflué vers la Grande Mosquée de Téhéran, où l’arrivée du cercueil a été marquée par des cris de « vengeance » et l’apparition de bannières rouges, souvent associées dans la tradition chiite aux appels à la riposte. De nombreux participants ont dû parcourir plusieurs kilomètres à pied en raison des fermetures de routes.
La ville est placée sous étroite surveillance, les autorités cherchant à encadrer d’importants rassemblements attendus tout au long des six jours de commémorations.
Parallèlement, des délégations étrangères ont continué d’arriver à Téhéran pour rendre hommage au défunt dirigeant, notamment à la mosquée Imam Khomeini, où des cérémonies retransmises à la télévision d’État ont permis des moments de recueillement devant le cercueil.
Les autorités iraniennes présentent ces funérailles comme un moment d’unité nationale, après ce qu’elles décrivent comme l’assassinat d’Ali Khamenei lors d’une frappe conjointe des États-Unis et d’Israël au début d’un conflit plus large au Moyen -Orient.
Ces cérémonies, qui s’étendront sur six jours, devraient inclure plusieurs processions et prières publiques, dans un contexte régional déjà marqué par de fortes tensions et des incertitudes politiques majeures.
Le Hautpanel
