Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est sorti de son silence ce lundi 06 juillet 2026 au sujet de la suspension de Folarin Balogun, réaffirmant avec fermeté l’indépendance des organes judiciaires de l’instance mondiale du football face aux pressions et aux réactions suscitées par cette affaire.
Dans une déclaration publique, le dirigeant de la FIFA souligne que le Comité de discipline agit de manière totalement autonome, conformément au Code disciplinaire de la FIFA, et fonde chacune de ses décisions sur les règlements en vigueur ainsi que sur les faits propres à chaque dossier. Selon lui, cette indépendance constitue un pilier essentiel de la gouvernance du football mondial et garantit l’intégrité des compétitions.
Gianni Infantino a également confirmé avoir échangé avec le président des États-Unis, Donald Trump, au sujet de cette affaire. Il précise toutefois que, lors de cette conversation, il s’est limité à rappeler qu’une procédure judiciaire était en cours devant les organes compétents de la FIFA et que ceux-ci rendraient leur décision en toute indépendance, sans intervention de l’exécutif de l’organisation.
Le président de la FIFA reconnaît par ailleurs que certaines décisions disciplinaires peuvent parfois le surprendre ou ne pas correspondre à son appréciation personnelle. Néanmoins, il insiste sur le fait que ses opinions n’ont aucune incidence sur le fonctionnement des institutions judiciaires de la FIFA, dont l’autonomie doit être respectée en toutes circonstances.
Pour rappel, Folarin Balogun a été expulsé lors du seizième de finale de la Coupe du monde face à la Bosnie-Herzégovine après une intervention jugée dangereuse sur le défenseur Tarik Muharemović. L’attaquant américain, qui venait d’inscrire le premier but de son équipe dans une victoire 2-0, a reçu un carton rouge direct à la 64e minute après révision par l’assistance vidéo (VAR), l’arbitre estimant qu’il avait marché avec ses crampons sur la cheville droite de son adversaire.
Conformément au Code disciplinaire de la FIFA, cette expulsion entraînait automatiquement une suspension d’un match. Toutefois, la Commission de discipline de la FIFA a ensuite suspendu l’exécution de cette sanction en application de l’article 27 de son Code disciplinaire, rendant Balogun de nouveau éligible pour le huitième de finale face à la Belgique. Cette décision, intervenue dans un contexte de fortes pressions médiatiques et politiques, a déclenché une vive controverse au sein du football international.
Le Hautpanel
