À peine nommé Premier ministre par le roi Charles III, Andy Burnham a prononcé son premier discours ce lundi 20 juillet 2026 à Londres, sur les marches du 10 Downing Street en promettant un « tournant décisif » pour le Royaume-Uni.
Conscient de l’instabilité politique qui a vu se succéder sept Premiers ministres depuis 2016, le nouveau chef du gouvernement s’est engagé à restaurer la confiance des Britanniques dans leurs institutions et à refonder le modèle économique du pays.
Dans une allocution aux accents de rupture, Andy Burnham a dénoncé les conséquences des politiques engagées depuis les années 1980, qu’il accuse d’avoir favorisé la désindustrialisation, la centralisation du pouvoir et l’accroissement des inégalités. Il a annoncé sa volonté de renforcer le contrôle public sur les services essentiels, de relancer l’industrie britannique grâce aux marchés publics et de mettre en œuvre un vaste plan décennal destiné à réindustrialiser le pays.
Le nouveau Premier ministre a également promis des mesures immédiates contre le coût de la vie, une réforme du système éducatif, un soutien renforcé à la santé mentale des jeunes, la construction de davantage de logements sociaux ainsi qu’une politique de prévention sociale.
Sa première instruction gouvernementale sera consacrée à la lutte contre le sans-abrisme, qu’il érige en priorité nationale.
En appelant les Britanniques à l’unité et à l’optimisme, Andy Burnham entend ouvrir une nouvelle séquence politique marquée par le retour de l’intervention de l’État et une gouvernance davantage axée sur la cohésion sociale. Son discours fixe les grandes orientations d’un mandat qui ambitionne de tourner la page de plusieurs années de turbulences politiques et économiques.
