Le Premier ministre britannique Keir Starmer a officiellement présenté sa démission au roi Charles III, qui l’a acceptée lors d’une audience ce lundi 20 juillet 2026 au palais de Buckingham, mettant ainsi fin à un peu plus de deux années passées à la tête du gouvernement britannique.
Dans son discours d’adieu prononcé devant le 10 Downing Street, Starmer a estimé avoir « accompli sa mission », revenant sur son parcours à la tête du Parti travailliste, qu’il affirme avoir redressé après la défaite électorale de 2019 jusqu’à la victoire historique des élections générales de 2024.
Il a défendu son bilan, évoquant une économie renforcée, une réduction des délais d’attente dans les services publics, un recul de l’immigration, une sécurité nationale consolidée et un rayonnement international accru du Royaume-Uni.
Dans une allocution empreinte d’émotion, le dirigeant travailliste a également rendu hommage aux Britanniques engagés au service de leur pays, saluant leur courage, leur dignité et leur esprit de solidarité. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale face aux défis géopolitiques et de maintenir le soutien du Royaume-Uni à l’Ukraine.
« Nous vivons aujourd’hui dans un monde où nos ennemis ne reculeront devant rien pour nous diviser, en raison de nos valeurs, de notre liberté, de notre dignité et, surtout, de notre détermination inébranlable envers le courageux peuple ukrainien. Face à cette attaque, il est essentiel de nous souvenir de la grandeur de la Grande-Bretagne qui nous entoure. Tandis que nous débattons des solutions à nos problèmes, nous possédons, en héritage de notre pays et de notre caractère, un héritage qui peut nous donner l’assurance de pouvoir améliorer notre nation ; de pouvoir bâtir une Grande-Bretagne où chaque enfant puisse réaliser pleinement son potentiel. Et nous pouvons unir des peuples différents sous notre drapeau commun si nous ne cédons pas à la division », a déclaré Starmer.
Keir Starmer a conclu son intervention en annonçant qu’il passait le relais à Andy Burnham, auquel il a souhaité plein succès, tout en réaffirmant son soutien. Quelques instants plus tard, Burnham a été officiellement invité par le roi Charles III à former un nouveau gouvernement, ouvrant ainsi une nouvelle page de la vie politique britannique.
Le Hautpanel
