Le président américain Donald Trump a affirmé ce lundi 20 juillet 2026 que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ne serait « d’aucune manière, d’aucune façon ou d’aucune forme » arrêté sur le sol américain, alors que la question d’une éventuelle application du mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) continue de susciter des tensions diplomatiques.
Dans une déclaration ferme publiée sur son réseau social Truth, Donald Trump a défendu Benjamin Netanyahu, présenté comme un dirigeant engagé dans la lutte contre la République islamique d’Iran. Il a également accusé le régime iranien d’être responsable de nombreuses violences contre des manifestants et des militaires américains, estimant que les responsables iraniens devraient être ceux visés par des poursuites.
« Benjamin Netanyahu ne sera en aucun cas arrêté aux États-Unis d’Amérique. Il combat la République islamique d’Iran, qui a récemment tué 52 000 manifestants innocents et qui, depuis 47 ans, tue des soldats américains et d’autres personnes. Les seuls qui devraient être arrêtés sont ceux qui ont entraîné l’Iran dans cette spirale de mort et de destruction sans précédent, un problème qui aurait dû être réglé il y a des années par les présidents précédents ! »
Cette prise de position intervient après les propos de Mamdani, qui avait indiqué vendredi que son équipe juridique « explore activement » la possibilité d’une arrestation de Netanyahu par la police de New York lors de l’Assemblée générale des Nations unies prévue en septembre, en s’appuyant sur le mandat délivré par la CPI.
L’affaire soulève une question juridique et politique majeure : les autorités locales peuvent-elles intervenir dans une situation relevant de la politique étrangère américaine ? Les États-Unis ne sont pas membres de la CPI et contestent depuis longtemps sa compétence à l’égard de leurs alliés.
En garantissant personnellement la protection de Netanyahu, Donald Trump ne répond pas seulement à une hypothèse juridique encore incertaine ; il adresse également un message politique clair sur la position de Washington face aux institutions internationales et sur son soutien à Israël.
Cette confrontation met en lumière une bataille d’influence entre pouvoir local, justice internationale et autorité fédérale américaine, alors que la visite potentielle de Netanyahu aux États-Unis pourrait devenir un nouveau point de tension diplomatique.
Le Hautpanel
