Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré lundi 20 juillet 2026 que l’Iran était désormais engagé dans une « guerre à grande échelle » contre les États-Unis, appelant à une mobilisation totale des institutions de l’État face à l’escalade militaire entre les deux pays.
Dans un communiqué relayé par l’agence de presse semi-officielle ISNA, le chef de l’État iranien a estimé que la situation exigeait « unité, prise de décision collective et coordination entre toutes les institutions de l’État », tout en reconnaissant que cette confrontation impliquait des « conséquences naturelles » auxquelles le pays devait se préparer.
Sur le plan intérieur, Massoud Pezeshkian a insisté sur le fait que « le principal champ de bataille est désormais l’économie et les moyens de subsistance de la population ».
Il a assuré que son gouvernement poursuivrait les réformes nécessaires afin d’atténuer les effets de la crise et de maintenir les services essentiels à la population, tout en accusant les adversaires de l’Iran de chercher à freiner le développement du pays.
Le président iranien a également défendu le mémorandum d’entente négocié par le Pakistan et signé avec les États-Unis en juin dernier.
Il a affirmé que Téhéran « n’a renoncé à aucun de ses droits, principes ou intérêts nationaux » dans les 14 points du document, assurant qu’aucune disposition ne procure un avantage unilatéral à Washington.
Ces déclarations interviennent alors que les affrontements entre les États-Unis et l’Iran se sont intensifiés ces derniers jours, dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz.
Selon les autorités iraniennes, Téhéran a riposté aux frappes américaines en visant des installations et des bases utilisées par les forces américaines dans plusieurs pays de la région.
Lundi matin, plusieurs explosions ont été signalées dans différentes provinces iraniennes, notamment à Tabriz, dans le nord-ouest du pays, où une frappe a été rapportée pour la première fois depuis le début de la nouvelle campagne militaire américaine.
La reprise des hostilités intervient malgré le mémorandum d’entente conclu le mois dernier sous médiation pakistanaise, qui visait à mettre fin aux affrontements et à ouvrir la voie à un accord de paix durable entre Washington et Téhéran.
Le Hautpanel
