Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a vivement critiqué mardi 11 août 2026 la politique de sanctions économiques menée par les États-Unis contre l’Iran, dénonçant une stratégie devenue, selon lui, une véritable « addiction » pour Washington.
Dans une publication relayée le 10 août, Baqaei a réagi aux déclarations du secrétaire américain au Trésor, qui s’était félicité de la capacité des sanctions à « étouffer » l’économie iranienne. Pour le responsable iranien, cette rhétorique illustre surtout la dépendance des États-Unis à un instrument qu’ils utilisent chaque fois que la voie diplomatique semble échouer.
« Chaque fois que Washington se révèle incapable de mener une diplomatie, il se replie sur des sanctions », affirme-t-il, estimant que l’augmentation répétée des mesures coercitives ne constitue plus une véritable politique, mais une « habitude ».
Téhéran assure par ailleurs avoir démontré, au cours des dernières décennies, sa capacité à résister aux pressions économiques américaines. Baqaei avertit ainsi que la poursuite de cette stratégie pourrait surtout réduire les marges de manœuvre de Washington pour parvenir à une issue diplomatique à la crise.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions entre les États-Unis et l’Iran, alors que les sanctions économiques demeurent l’un des principaux instruments de pression utilisés par Washington à l’encontre de Téhéran. Pour les autorités iraniennes, leur maintien risque davantage d’envenimer la confrontation que de favoriser une solution négociée.
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