La sécurité de Donald Trump a été renforcée en urgence lors de son déplacement à Ankara en juillet dernier, après que des responsables américains ont appris que des Iraniens auraient eu connaissance de l’emplacement précis de l’hôtel où séjournait le président américain, jusqu’à l’étage occupé par sa délégation.
Selon des informations rapportées par Reuters et The New York Times, cette situation a suscité une vive inquiétude au sein des services américains chargés de la protection du président, alors qu’une menace potentiellement imminente visant son avion aurait été identifiée au dernier jour de sa visite en Turquie.
Face à ce risque, le Secret Service aurait décidé de modifier à la dernière minute le dispositif de départ de Trump. Le président aurait été transféré vers un C-32A, un appareil plus petit, tandis qu’un second avion, utilisé comme leurre, transportait notamment le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire au Trésor Scott Bessent, le directeur de la communication Steven Cheung ainsi que des collaborateurs et des journalistes.
Une source citée par Reuters affirme que la menace concernait un éventuel missile sol-air contre l’Air Force One. Selon une autre source, les individus considérés comme hostiles disposaient d’une intention mais pas nécessairement d’un plan opérationnel suffisamment précis pour passer à l’action, ce qui aurait permis aux deux appareils de quitter la Turquie.
Pour Douglas Birkey, de l’Institut Mitchell, l’hypothèse pourrait notamment concerner un système de missile à guidage infrarouge capable de rechercher la signature thermique des moteurs d’un avion. Contrairement aux systèmes nécessitant une émission radar importante, ce type de menace peut être particulièrement difficile à détecter avant son lancement.
La manœuvre aurait été préparée dans un délai extrêmement court, la menace n’ayant émergé que le dernier jour de la présence de Trump à Ankara.
Dans le même temps, plusieurs proches collaborateurs seraient restés avec le président dans le dispositif terrestre, notamment Dan Scavino, Natalie Harp et Walt Nauta, qui auraient accompagné Trump dans le camion de restauration.
Les autorités turques n’ont, pour l’heure, pas commenté publiquement ces informations.
Une alerte de sécurité exceptionnelle qui, si elle est confirmée, illustre le niveau de précaution désormais déployé autour des déplacements internationaux du président américain face aux menaces potentielles de missiles et aux risques de renseignement hostile.
Le Hautpanel
