Le conflit entre les États-Unis et l’Iran fait peser une facture militaire considérable sur Washington. Selon les éléments rapportés au Congrès américain, 81 appareils militaires américains auraient été détruits ou endommagés, tandis que le coût global de la guerre aurait déjà atteint au moins 45 milliards de dollars, hors dommages subis par les bases américaines déployées à travers le Moyen-Orient.
Parmi les équipements touchés figurent notamment des drones MQ-9 Reaper, des avions de combat F-35 ainsi que des appareils de surveillance et de soutien. Le coût de remplacement des aéronefs concernés pourrait, à lui seul, atteindre plusieurs milliards de dollars.
Mais au-delà des pertes matérielles, c’est l’impact sur les capacités militaires américaines qui préoccupe désormais les parlementaires. Certains des appareils concernés sont particulièrement coûteux, vieillissants, rares et difficiles à remplacer rapidement.
Le Congrès s’interroge également sur l’ampleur réelle du bilan. Des questions sont notamment soulevées sur la transparence des informations communiquées par le Pentagone et sur la possibilité que toutes les pertes n’aient pas encore été pleinement recensées ou rendues publiques.
La facture de 45 milliards de dollars américains avancée pour la guerre ne comprend par ailleurs pas les éventuels coûts liés aux dommages causés aux installations et bases militaires américaines dans différentes régions du Moyen-Orient. Les dépenses pourraient donc continuer à augmenter à mesure que seront évalués les dégâts, les opérations de réparation et les besoins de remplacement.
Pour les États-Unis, l’enjeu dépasse ainsi largement la seule dimension financière. Chaque appareil détruit ou gravement endommagé représente également une capacité opérationnelle à restaurer, parfois avec des délais importants en raison de la complexité des chaînes de production et de la disponibilité limitée de certains équipements.
Cette guerre pourrait donc laisser une facture durable à Washington : des dizaines de milliards de dollars en dépenses, mais aussi des capacités militaires à reconstituer et des équipements parfois difficiles, voire longs, à remplacer.
Le Hautpanel
