L’ancien président de la République Joseph Kabila a vivement critiqué l’accord sur les minerais critiques conclu entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis, dans son message à la Nation ce vendredi 9 octobre 2026.
Il estime que le pouvoir en place se croit, à tort, « assuré du soutien inconditionnel » de Washington en raison de cet accord.
Joseph Kabila insiste sur un principe fondamental du droit international : les engagements conclus entre États s’inscrivent dans la continuité de l’État et ne dépendent pas de la durée de vie des régimes politiques.
Selon lui, les droits et obligations découlant de cet accord demeurent donc attachés à la RDC en tant qu’État, indépendamment des changements éventuels à la tête du pays.
Cette déclaration adresse un signal politique aux partenaires américains : la conclusion d’un accord avec les autorités actuelles ne saurait être assimilée à une garantie de soutien politique permanent au pouvoir de Kinshasa.
L’ancien chef de l’État dénonce également ce qu’il qualifie de « bradage » des minerais critiques congolais, estimant que les conditions de leur exploitation risquent de compromettre « l’indépendance nationale et l’avenir des générations futures ».
Au-delà de la confrontation politique, cette prise de position remet au centre du débat les enjeux de souveraineté économique, de maîtrise des ressources stratégiques et de préservation des intérêts à long terme de la RDC dans ses partenariats internationaux.
Le Hautpanel
