Le dépouillement des élections législatives en Israël laisse apparaître un paysage politique fragmenté, malgré l’avance du Likoud de Benjamin Netanyahu. Alors que près de 90 % des bulletins ont été comptabilisés, aucun des principaux blocs politiques ne semble en mesure de dégager, à ce stade, une majorité parlementaire suffisante pour gouverner seul.
Les partis arabes totaliseraient, quant à eux, 19 sièges, renforçant considérablement leur poids dans la future Knesset.
Dans le détail, le Likoud de Benjamin Netanyahu arrive en tête avec 26 sièges, suivi du parti Yashar! de Gadi Eisenkot, crédité de 21 sièges. B’Yachad obtiendrait 12 sièges, tout comme la Liste commune. Les Démocrates disposeraient de 8 sièges, tandis que plusieurs autres formations, notamment le Shas, Otzma Yehudit, le Judaïsme unifié de la Torah et Ra’am, obtiendraient chacune 7 sièges. Le Sionisme religieux recueillerait 6 sièges.
Cette configuration complique les ambitions de Benjamin Netanyahu, qui avait pourtant revendiqué une majorité claire pour son camp dès les premières tendances du scrutin.
La progression des formations arabes et la répartition des sièges entre les différentes forces politiques pourraient rendre les négociations de coalition particulièrement décisives.
Autre fait marquant de ce scrutin : la participation électorale a atteint 77,7 %, soit le niveau le plus élevé enregistré à l’heure de la fermeture des bureaux de vote depuis 1999. Plus de 5,69 millions d’électeurs ont participé à cette élection, selon la Commission électorale centrale.
La participation des militaires israéliens a également été élevée, atteignant 79,9 %, soit une progression de 6,2 points par rapport aux précédentes élections législatives.
Dans l’attente de la proclamation définitive des résultats, l’enjeu dépasse désormais la simple victoire électorale : il s’agit de savoir quelle formation parviendra à réunir une majorité parlementaire et à former le prochain gouvernement israélien.
Le Hautpanel
