La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) conservera son rythme traditionnel d’organisation tous les deux ans. Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a approuvé à l’unanimité cette décision, jeudi 29 octobre 2026, revenant ainsi sur la réforme annoncée en 2025, qui prévoyait le passage à une périodicité de quatre ans.
Ce revirement marque un changement important dans la stratégie de l’instance dirigeante du football africain. Évoquée depuis plusieurs mois, la révision de cette réforme avait déjà été annoncée par le président de la CAF, Patrice Motsepe, lors de la Conférence stratégique de l’organisation, tenue au Cap-Vert du 7 au 9 octobre dernier.
La principale raison de ce retour au format biennal est d’ordre économique. Selon la CAF, la Ligue des Nations africaine, qui devait progressivement prendre le relais de la CAN, aurait nécessité plusieurs années avant de produire des revenus financiers conséquents. Une perspective jugée insuffisante pour répondre aux besoins de financement et de développement du football africain.
Pour Patrice Motsepe, le maintien de la CAN tous les deux ans constitue une décision stratégique visant à protéger les intérêts des 54 associations membres de la CAF, tout en préservant les opportunités offertes aux joueurs africains évoluant sur le continent et à l’étranger.
Sur le plan du calendrier, après l’édition 2027, qui sera organisée conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, les prochaines phases finales sont programmées en 2028, 2031 et 2033. L’année 2030 sera exceptionnellement écartée afin d’éviter un chevauchement avec la Coupe du monde de la FIFA.
Au-delà des enjeux financiers et sportifs, la CAF entend préserver le statut particulier de la CAN, considérée comme l’un des plus grands rendez-vous populaires du continent. La compétition demeure un puissant vecteur de rassemblement, de promotion des identités africaines et de rayonnement du football continental à travers le monde.
Avec cette décision, la CAF met fin aux incertitudes entourant la périodicité de sa principale compétition et réaffirme son attachement à un rendez-vous biennal, considéré comme essentiel à l’économie et à la visibilité du football africain.
Le Hautpanel
