Le président américain Donald Trump a annoncé la fin, dès décembre 2026, de l’aide militaire annuelle accordée par Washington à Israël, affirmant avoir conclu un accord en ce sens avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Dans le même temps, le locataire de la Maison-Blanche a confirmé que les forces américaines avaient frappé une installation de défense antiaérienne sur l’île iranienne de Qeshm, située dans le stratégique détroit d’Ormuz, accentuant les tensions entre Washington et Téhéran.
S’exprimant mardi sur la chaîne américaine Fox News, Donald Trump a indiqué que les États-Unis et Benjamin Netanyahu avaient convenu, plusieurs mois auparavant, de mettre progressivement un terme à cette assistance financière. Selon lui, Israël dispose désormais des capacités nécessaires pour assurer sa propre défense et n’aurait plus besoin de ce soutien annuel.
« À la fin de l’année, nous ne verserons plus d’aide à Israël. Nous l’aiderons si nécessaire », a déclaré le président américain, tout en soulignant la solidité des relations entre Washington et Tel-Aviv.
Cette annonce marque un possible tournant dans la coopération militaire entre les deux alliés, historiquement liée par un partenariat stratégique majeur. Dans le cadre du protocole d’accord couvrant la période 2019-2028, conclu sous l’administration de Barack Obama, les États-Unis se sont engagés à fournir à Israël 3,8 milliards de dollars par an, dont 3,3 milliards au titre du financement militaire étranger et 500 millions consacrés à la défense antimissile.
Selon les données citées dans le rapport, Washington a consacré près de 175 milliards de dollars à l’aide bilatérale et au financement de la défense antimissile israélienne depuis la Seconde Guerre mondiale. Depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, le 7 octobre 2023, l’administration américaine aurait également fourni au moins 21,7 milliards de dollars d’aide militaire directe à Israël, selon le projet Costs of War de l’université Brown.
Qeshm : Washington confirme une frappe contre une installation iranienne
Parallèlement à cette annonce concernant Israël, Donald Trump a confirmé l’intervention militaire américaine contre une installation antiaérienne située sur l’île iranienne de Qeshm. Selon ses déclarations, les forces américaines auraient frappé le site peu après l’achèvement de sa construction, lors d’une opération qu’il a qualifiée de limitée.
Cette frappe intervient dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Le président américain a néanmoins assuré ne pas rechercher une escalade meurtrière avec l’Iran, tout en avertissant que Washington n’hésiterait pas à recourir à la force si la situation l’exigeait.
« Je ne cherche pas à tuer beaucoup de gens, mais si nous devons le faire, nous le ferons », a-t-il prévenu.
Ces déclarations traduisent la double orientation de la politique américaine au Moyen-Orient : une volonté affichée de redéfinir les modalités du soutien militaire à Israël et, simultanément, le maintien d’une posture de fermeté face à l’Iran.
Alors que les tensions régionales restent vives et que la situation humanitaire à Gaza demeure particulièrement préoccupante malgré le cessez-le-feu, les annonces de Donald Trump pourraient ouvrir une nouvelle séquence diplomatique et sécuritaire dans une région déjà profondément déstabilisée.
Le Hautpanel
