Des pratiques de fouilles abusives et d’extorsion présumées refont surface au rond-point Ngaba, à Kinshasa.
Dans une publication ce vendredi 6 novembre 2026 sur son compte X, Jean-Claude Katende, président de l’Asadho dénonce des agissements attribués à des agents des services spéciaux, accusés de fouiller les sacs et les téléphones des citoyens sous prétexte d’y rechercher des effets militaires ou des contenus hostiles au chef de l’État.
Selon le défenseur des droits humains, deux prêtres catholiques, Emmanuel Nyamankuru, de l’archidiocèse de Bukavu, et Lambert Museka, de l’archidiocèse de Kananga, auraient été interpellés la veille alors qu’ils se rendaient à leurs cours à Mont-Ngafula.
Jean-Claude Katende affirme que l’abbé Emmanuel Nyamankuru aurait été accusé d’entretenir des liens avec Corneille Nangaa. Il soutient également que les deux religieux n’auraient été libérés qu’après avoir été dépouillés de 700 dollars américains destinés au paiement de leurs frais académiques.
L’activiste déplore le retour de méthodes qu’il associe à la période 2015-2018, sous le régime de Joseph Kabila, et appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces pratiques qu’il qualifie de rétrogrades.
À ce stade, ces accusations n’ont pas été accompagnées d’une réaction officielle des services concernés.
Le Hautpanel
