Malgré la multiplication des initiatives diplomatiques sous l’égide des États-Unis, du Qatar et de l’Union africaine, la situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, mardi 13 octobre 2026, l’envoyé spécial de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia, a dénoncé le décalage persistant entre les engagements diplomatiques et la réalité des violences sur le terrain.
Selon le diplomate onusien, les différents processus de paix n’ont pas encore permis d’obtenir un véritable cessez-le-feu.
Les affrontements se poursuivent notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par l’armée rwandaise selon l’ONU, continue de consolider son emprise territoriale.
Sur le terrain, les violences continuent de faire des victimes parmi les populations civiles.
Au Sud-Kivu, les combats se sont intensifiés dans les territoires de Mwenga et de Fizi, avec notamment l’utilisation de drones armés, d’artillerie lourde et d’explosifs dans des zones habitées.
Au Nord-Kivu, des affrontements ont également été signalés à Masisi, Lubero et Walikale.
Le rapport onusien fait état de graves violations des droits humains. Entre le 16 mars et le 15 septembre 2026, l’ONU a documenté 2 186 violations et atteintes aux droits humains imputées aux groupes armés, tandis que 891 autres violations ont été attribuées à des acteurs étatiques.
La crise humanitaire reste tout aussi préoccupante.
À la fin du mois de juin, plus de six millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur du pays et plus de 26 millions de Congolais étaient confrontés à une insécurité alimentaire aiguë.
Le Hautpanel
