Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, recevra ce samedi 24 octobre 2026 les députés nationaux et sénateurs membres de l’Union sacrée de la Nation (USN).
Cette rencontre, prévue à 16 heures à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, intervient dans un contexte politique marqué par l’adoption controversée de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
L’annonce a été faite vendredi par le Secrétariat permanent de l’Union sacrée, dans un communiqué qualifié de « très important », signé par son secrétaire permanent et porte-parole, le professeur André Mbata Mangu.
Le document précise que la présentation de la carte de légitimation sera obligatoire pour accéder à la rencontre, sans toutefois dévoiler l’ordre du jour.
Cette convocation intervient au lendemain de l’adoption, par l’Assemblée nationale, de la loi encadrant l’organisation du référendum.
Le texte, amendé après la prise en compte des réserves formulées par la Cour constitutionnelle, doit désormais être examiné par le Sénat en seconde lecture avant sa transmission au chef de l’État pour promulgation.
Au cœur des enjeux, cette loi ouvre la voie à une consultation populaire portant sur les dispositions constitutionnelles, y compris celles susceptibles de faire l’objet d’une modification ou d’une nouvelle Constitution.
Une perspective qui alimente déjà les tensions entre la majorité présidentielle et l’opposition.Cette dernière dénonce un « passage en force » et conteste la démarche engagée par la majorité.
Vendredi, Christian Mwando, député national de l’opposition et président du groupe parlementaire Ensemble, a notamment estimé que l’issue du processus au Sénat était « déjà scellée ».
Dans ce climat politique particulièrement sensible, la rencontre entre Félix Tshisekedi et les élus de l’Union sacrée est scrutée de près.
Si aucun ordre du jour officiel n’a été communiqué, son timing, au lendemain du vote de la loi sur le référendum, suscite des interrogations sur les orientations politiques que le chef de l’État pourrait communiquer à sa majorité parlementaire.
La question du référendum s’impose ainsi comme un nouveau point de tension majeur dans le paysage politique congolais.
Le Hautpanel
