Les discussions entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda sur la mise en œuvre des engagements sécuritaires de l’accord de paix de Washington progressent.
Du 20 au 22 octobre 2026, les délégations militaires des deux pays se sont retrouvées à Garmisch, en Allemagne, pour travailler à la finalisation d’un projet d’ordre opérationnel destiné à encadrer les prochaines étapes du processus de désescalade sécuritaire dans la région des Grands Lacs.
Selon un communiqué de l’administration américaine, cette rencontre fait suite à un engagement pris lors de la sixième réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM), organisée en août dernier.
Les discussions ont notamment porté sur la finalisation d’un document devant être soumis à l’approbation des parties. Ce projet d’ordre opérationnel constitue un instrument important dans l’application des engagements pris par Kinshasa et Kigali.
Il doit notamment définir les modalités de neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) par les autorités congolaises, le désengagement des forces rwandaises du territoire congolais ainsi que la levée des mesures défensives mises en place par Kigali.
Organisée sous l’égide des États-Unis, la réunion a également connu la participation de l’Union africaine, du Qatar et de partenaires américains issus de plusieurs agences gouvernementales. L’AFRICOM et l’Africa Center for Strategic Studies ont contribué à faciliter les échanges.
Washington a salué l’engagement constructif des deux délégations, tout en réaffirmant son soutien aux efforts visant à instaurer une paix durable et à favoriser la prospérité dans la région.
Cette nouvelle séquence diplomatique s’inscrit dans le cadre de l’accord de paix signé le 27 juin 2025 à Washington entre la RDC et le Rwanda, sous la médiation américaine.
Paraphé par les ministres des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner et Olivier Nduhungirehe, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, cet accord ambitionne de mettre un terme à plusieurs décennies de tensions et de violences dans l’est de la RDC.
Si la finalisation de ce dispositif opérationnel constitue une avancée dans le processus diplomatique, son approbation et surtout son application effective sur le terrain restent déterminantes pour traduire les engagements politiques en résultats concrets sur le plan sécuritaire.
Le Hautpanel
