À l’ouverture du troisième Forum économique et humanitaire Russie-Afrique, mercredi 28 octobre 2026 à Gostiny Dvor, à Moscou, le président russe Vladimir Poutine a plaidé pour un renforcement des relations économiques, technologiques et diplomatiques avec le continent africain.
Devant plusieurs délégations africaines, il a défendu une coopération fondée sur la souveraineté, les intérêts mutuels et la diversification des partenariats internationaux.
Le président de l’Union africaine et chef de l’État burundais, Évariste Ndayishimiye, est également intervenu lors de cette rencontre consacrée à l’avenir du partenariat entre Moscou et les pays africains.
Sur le plan économique, Poutine a annoncé que les échanges commerciaux entre la Russie et l’Afrique avaient dépassé 27 milliards de dollars en 2025, contre 18 milliards en 2022.
Moscou ambitionne désormais de doubler ce volume dans un avenir proche, avec un objectif supérieur à 50 milliards de dollars.
Plusieurs secteurs stratégiques ont été identifiés comme prioritaires : l’énergie, les infrastructures de transport, l’agriculture, l’exploitation et la transformation des ressources minières, l’industrie, les télécommunications, le numérique et les technologies de pointe.
La sécurité alimentaire figure également au cœur de cette coopération.

Selon Vladimir Poutine, plus de 40 pays africains bénéficient déjà des livraisons russes de céréales et d’engrais. Au cours des neuf premiers mois de 2026, la Russie affirme avoir exporté vers le continent quelque 13 millions de tonnes de produits agricoles.
Autre axe majeur : l’énergie. Moscou affirme participer à plus de 30 projets énergétiques dans 16 pays africains et se dit disposé à partager ses compétences dans l’hydroélectricité, le nucléaire civil et les technologies de production énergétique. La modernisation des centrales existantes et le développement de solutions énergétiques décentralisées figurent également parmi les pistes évoquées.
Dans le domaine technologique, Vladimir Poutine a proposé aux partenaires africains un accès aux compétences russes en matière d’intelligence artificielle, de cybersécurité, de plateformes numériques et de traitement des données. Il a également plaidé pour une coopération accrue dans la formation, la recherche scientifique, la santé et l’enseignement supérieur.

Sur le plan financier, Moscou entend promouvoir les règlements commerciaux en monnaies nationales, renforcer les relations entre banques russes et africaines et développer des mécanismes alternatifs de paiement afin de réduire la dépendance aux infrastructures financières occidentales.
À travers cette offensive diplomatique et économique, la Russie cherche à consolider sa présence sur un continent devenu un espace majeur de compétition géopolitique et d’opportunités économiques.
Le Hautpanel
