Alors que les tensions militaires entre l’Iran, les États-Unis et Israël connaissent une nouvelle escalade verbale, Téhéran multiplie, ce samedi 31 octobre 2026, les avertissements et affiche sa détermination à répondre à toute nouvelle offensive.
Toutefois, les autorités iraniennes assurent qu’aucune décision officielle n’a été prise concernant une éventuelle modification de leur doctrine nucléaire.Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaei, a affirmé qu’aucune initiative n’avait été officiellement engagée pour revoir la position nucléaire du pays, malgré les appels de certains responsables politiques et de membres de l’opinion publique à reconsidérer cette doctrine dans l’hypothèse d’une reprise des hostilités.
« Jusqu’à présent, aucune décision officielle n’a été prise par le gouvernement ou le Conseil suprême de sécurité nationale pour modifier la doctrine nucléaire », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par l’agence semi-officielle Tasnim.
Téhéran menace d’une riposte sans restriction géographique
Sur le plan militaire, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a adressé un avertissement particulièrement ferme aux États-Unis et à Israël, dans un contexte marqué par les menaces de Donald Trump et du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu de reprendre les frappes contre l’Iran.
S’adressant aux hauts commandants militaires, Khamenei a exigé que toute menace contre la République islamique fasse l’objet d’une réponse immédiate et d’une ampleur considérable.
« Toute menace, quel que soit son niveau ou son type, doit recevoir une réponse immédiate, percutante et sans restriction géographique », a-t-il déclaré, selon un communiqué officiel.
Le dirigeant iranien a également ordonné aux responsables militaires d’actualiser la liste des cibles potentielles de l’Iran, en y intégrant « tous les types d’actifs matériels et immatériels appartenant à l’ennemi américano-sioniste ».
Un superpétrolier touché par une mine à l’est du détroit d’Ormuz
Dans un autre développement susceptible d’aggraver les tensions régionales, la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé qu’un superpétrolier avait heurté une mine dans une zone maritime considérée comme dangereuse, à l’est du détroit d’Ormuz.
Selon le communiqué du CGRI, l’incident a provoqué une explosion suivie d’un incendie à bord du navire.
Les autorités iraniennes n’ont toutefois pas révélé l’identité du pétrolier ni communiqué de bilan concernant d’éventuelles victimes.
Cet incident intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la sécurité maritime et les approvisionnements énergétiques mondiaux, le détroit d’Ormuz constituant un passage stratégique pour le commerce international des hydrocarbures.
Le Hautpanel
