Le président angolais, João Lourenço, et son homologue tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, ont coprésidé, ce jeudi 29 octobre 2026 à Dar es Salaam, des entretiens de haut niveau entre les délégations des deux pays, à l’occasion de la visite d’État du dirigeant angolais en Tanzanie, prévue sur deux jours.
Cette rencontre revêt une portée historique particulière. Les deux chefs d’État ont rappelé qu’il aura fallu attendre 47 ans pour qu’un président angolais effectue une nouvelle visite d’État en Tanzanie. La précédente, et jusqu’ici unique, remontait à 1979, sous la présidence d’Agostinho Neto, premier président de l’Angola.
Au-delà de cette dimension symbolique, João Lourenço a mis en avant les liens historiques et politiques qui unissent les deux nations, notamment le rôle joué par la Tanzanie dans les luttes de libération des peuples africains.
« La Tanzanie est une terre qui signifie beaucoup pour les Angolais ; la terre du grand panafricaniste Julius Nyerere, qui l’a ouverte aux combattants pour la libération de l’Afrique », at-il déclaré.
Le président angolais a également salué la contribution historique de la Tanzanie, de son peuple et de ses dirigeants à l’accession de l’Angola et d’autres pays africains à l’indépendance. En signe de reconnaissance, Luanda a notamment attribué à Julius Nyerere la Médaille d’honneur du 50e anniversaire de l’indépendance de l’Angola et donné son nom, cette année, à l’hôpital des grands brûlés de Luanda.
Toutefois, João Lourenço a reconnu que, malgré cinq décennies de relations diplomatiques, la coopération économique entre les deux pays demeure en deçà de son potentiel.
« C’est ce que nous voulons corriger », at-il affirmé, affichant ainsi la volonté de son pays de donner un nouvel élan au partenariat bilatéral.
Cette visite d’État apparaît donc comme une occasion de transformer un héritage de solidarité panafricaine en une coopération davantage tournée vers les intérêts économiques, commerciaux et stratégiques des deux pays.
Le Hautpanel
