L’Iran hausse le ton face aux États-Unis tout en maintenant ouverte la voie diplomatique. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti mardi 3 novembre 2026 que toute nouvelle attaque américaine contre son pays provoquerait une riposte qui dépasserait les frontières géographiques, mettant en garde Washington contre un « nouveau champ de bataille ».
S’exprimant devant les parlementaires, Ghalibaf, qui dirige également l’équipe iranienne chargée des négociations avec Washington, a affirmé que Téhéran avait transmis une réponse « ferme et rationnelle » aux propositions américaines. Il estime désormais que la responsabilité d’éviter une nouvelle escalade incombe à l’administration américaine.
« C’est maintenant à l’Amérique de jouer pour éviter la guerre », a-t-il déclaré, tout en soulignant que les forces armées iraniennes demeuraient en état d’alerte maximale et pleinement préparées à une éventuelle confrontation militaire.
Le responsable iranien a également accusé Washington de chercher depuis longtemps à imposer sa domination à l’Iran, notamment à travers des pressions militaires, économiques et psychologiques. Il a assuré que son pays ne céderait pas aux menaces et qu’une nouvelle erreur stratégique américaine pourrait entraîner des conséquences difficiles à prévoir.
Des négociations indirectes toujours en cours
Malgré cette fermeté, Téhéran affirme ne pas avoir abandonné l’option diplomatique. Des échanges indirects entre les deux pays se poursuivent par l’intermédiaire de médiateurs, dans un contexte marqué par les tensions liées à la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a indiqué que les discussions se poursuivaient autour d’une proposition diplomatique iranienne révisée en sept étapes, dont la mise en œuvre pourrait, selon lui, intervenir en deux jours.
Parmi les principales exigences de Téhéran figurent la levée du blocus naval américain, l’allègement des sanctions économiques et le déblocage des avoirs iraniens gelés. La question du rétablissement de la sécurité et de la circulation dans le détroit d’Ormuz demeure également au cœur des discussions.
Le Hautpanel
