Les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre en Ukraine s’intensifient. Des représentants de l’Union européenne, des États-Unis, de l’Ukraine et de l’OTAN se réunissent ce mercredi à Bruxelles, en prélude à la reprise des négociations tripartites entre Kiev, Moscou et Washington, prévues les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis.
Selon la Commission européenne, cette rencontre réunira des représentants de l’Ukraine, des États-Unis, de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’OTAN ainsi que de la Banque mondiale. Les discussions s’inscrivent dans la continuité des précédents échanges organisés à Miami et visent à poser les bases d’une paix durable en Ukraine.
Au-delà de la cessation des hostilités, les participants aborderont également les garanties de sécurité pour l’après-guerre, la désescalade militaire, les questions humanitaires ainsi que les perspectives de reconstruction et de relance économique du pays.
L’émissaire spécial américain Steve Witkoff a confirmé que Washington entendait faciliter les discussions entre les deux belligérants. Cette nouvelle initiative s’inscrit dans le cadre de la volonté du président Donald Trump de parvenir à un règlement négocié du conflit.
Du côté russe, le Kremlin a confirmé la participation d’une délégation aux discussions d’Abou Dhabi. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a précisé que Vladimir Medinski, conseiller du président Vladimir Poutine, conduira l’équipe de négociation de Moscou.
Ces discussions interviennent dans un contexte marqué par la persistance des frappes et des tensions militaires entre les deux pays, malgré les précédentes tentatives diplomatiques.
Les derniers pourparlers entre la Russie et l’Ukraine sous médiation américaine remontent au début de l’année, avec trois cycles de discussions organisés à Abou Dhabi puis à Genève.
Parallèlement, Moscou travaille à l’organisation d’une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine, Donald Trump et Xi Jinping, en marge du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), prévu les 18 et 19 novembre à Shenzhen, en Chine.
L’ouverture d’un nouveau cycle de négociations à Abou Dhabi constitue ainsi une nouvelle étape diplomatique. Reste à savoir si cette initiative permettra de dépasser les divergences entre Kiev et Moscou et de transformer les engagements politiques en avancées concrètes vers la fin de la guerre.
Le Haut
