Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a vivement réagi jeudi 5 novembre 2026 aux menaces de destitution visant sa fonction, portées notamment par le représentant républicain Thomas Massie, élu du Kentucky.
Face aux critiques, le responsable du Pentagone a affiché sa détermination à rester en poste, malgré la pression grandissante de ses opposants politiques.
Dans une vidéo publiée sur le réseau social X, Hegseth a dénoncé une initiative qu’il considère comme une manœuvre politique.
« Un député mécontent et battu, accompagné de tous ses alliés démocrates, a également déposé de faux articles de mise en accusation contre moi », a-t-il déclaré.
Établissant un parallèle avec les deux procédures de destitution engagées contre Donald Trump durant ses précédents mandats, il a lancé : « Cela n’a pas fonctionné contre le président Trump et cela ne fonctionnera pas avec moi. Vous pouvez en être assurés. »
De son côté, Thomas Massie a annoncé son intention de soumettre au vote une résolution visant à destituer le chef du Pentagone. Il a toutefois précisé qu’il renoncerait à cette démarche si Pete Hegseth présentait sa démission.
Le parlementaire estime que son initiative constitue une version « beaucoup plus modérée » des procédures que les démocrates pourraient engager lorsqu’ils prendront le contrôle du Congrès.
Plusieurs responsables démocrates ont également exprimé leur volonté de voir Hegseth quitter ses fonctions. Le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, s’est notamment interrogé publiquement sur son maintien au gouvernement : « Pourquoi Pete Hegseth est-il encore en poste ? »
Malgré ces pressions, Donald Trump continue d’afficher son soutien à son secrétaire à la Défense.
Interrogé jeudi dans le Bureau ovale sur d’éventuels changements au sein de son administration, le président américain a défendu son collaborateur : « Pete Hegseth a fait un travail fantastique. »
Cette confrontation intervient dans un contexte de recomposition politique à Washington, après les victoires démocrates aux élections de mi-mandat, qui leur permettent de reprendre le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat.
Le Hautpanel
