Le président américain Donald Trump exclut, pour l’heure, une nouvelle intervention militaire contre l’Iran, tout en affirmant que les forces armées américaines restent prêtes à frapper à tout moment.
Dans un entretien accordé au Financial Times, le locataire de la Maison-Blanche estime que Washington obtient les résultats escomptés grâce à la pression exercée sur Téhéran, notamment à travers le blocus naval et les négociations diplomatiques indirectes.
« Nous semblons obtenir tout ce que nous voulons », a déclaré Donald Trump, qualifiant la situation actuelle de particulièrement favorable aux intérêts américains.
Interrogé sur l’éventualité d’une escalade militaire après les élections de mi-mandat aux États-Unis, le président américain a écarté tout projet de frappe imminente, sans pour autant renoncer à cette option.
« Nous sommes prêts, nos forces sont prêtes à intervenir si nécessaire, mais il se pourrait qu’il n’y ait aucune raison de le faire », a-t-il affirmé, laissant ainsi planer l’incertitude sur la suite de la confrontation avec la République islamique.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions régionales, marqué notamment par les frappes américaines menées lundi contre des installations situées sur l’île iranienne de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz.
Washington a présenté cette opération comme une mesure défensive destinée à protéger ses intérêts et ses installations militaires.
Parallèlement, Donald Trump assure que le blocus naval américain visant les ports iraniens produit les effets recherchés et contribue à asphyxier l’économie de l’Iran.
Il affirme également que les flux de pétrole transitant par le stratégique détroit d’Ormuz sont désormais plus importants qu’avant le conflit.
Sur le dossier nucléaire, le président américain a confirmé la poursuite de discussions indirectes avec Téhéran, notamment autour du stock d’environ 454 kilogrammes d’uranium enrichi détenu par l’Iran.
Il a exprimé son mécontentement quant au maintien de cette réserve, même si celle-ci serait enfouie sous les décombres d’installations nucléaires bombardées.
Malgré l’absence annoncée de nouvelles frappes à court terme, Washington maintient donc une posture de fermeté et conserve toutes ses options militaires.
Entre pression économique, démonstration de force et contacts diplomatiques, Donald Trump semble privilégier, pour l’instant, une stratégie visant à obtenir davantage de concessions iraniennes sans déclencher une nouvelle escalade militaire.
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