Le président américain, qui avait promis de résoudre le conflit entre la Russie et l’Ukraine en 24 heures, envisage désormais des négociations de paix.
Parmi les propositions mises sur la table le samedi 2 février par l’administration Trump, l’idée d’organiser des élections en Ukraine avant la fin de l’année 2025 semble séduire Moscou.
Cette idée, défendue par Keith Kellogg, l’envoyé spécial de Donald Trump pour l’Ukraine et la Russie, consiste à organiser à la fois des élections présidentielles et législatives cette année.
C’est également une demande formulée par plusieurs responsables russes, qui espèrent voir une Ukraine divisée et affaiblie.
Vladimir Poutine, pour sa part, refuse d’engager des discussions avec son homologue ukrainien, qu’il considère comme illégitime. Le mandat de Volodymyr Zelensky a officiellement pris fin en 2024, mais la loi martiale imposée en Ukraine rend les élections impossibles à organiser.
Selon des sources proches du dossier, le scénario proposé par les États-Unis commence par un cessez-le-feu, suivi des élections, puis seulement des négociations de paix.
Organiser des élections en Ukraine soulève néanmoins de nombreux défis. Près de 20% du pays est toujours occupé par les troupes russes, et plusieurs millions d’Ukrainiens sont soit soldats, soit réfugiés.
Les observateurs redoutent également les risques de divisions internes et l’ingérence russe dans le processus électoral.
L’ex-président ukrainien, Petro Porochenko, se montre sceptique quant à la réussite de cette initiative. Selon lui, la seule personne qui pourrait réellement sortir victorieuse de telles élections serait Vladimir Poutine, qui pourrait exploiter la situation à son avantage.
« S’il y a des élections, il saisira l’occasion », affirme-t-il, soulignant la campagne de désinformation déjà lancée par Moscou.