Le président iranien Masoud Pezeshkian a eu une conversation téléphonique, lundi 14 avril 2026 avec son homologue français Emmanuel Macron, faisant référence à la récente menace du président américain concernant le détroit d’Ormuz.
Au cours de la conversation, il a souligné que : « La République islamique d’Iran a toujours œuvré pour garantir une sécurité durable au passage des navires dans ce passage stratégique, et toute menace à la sécurité de cette région aura des conséquences considérables pour le commerce mondial. Parallèlement, l’Iran est pleinement préparé à faire face à toute éventualité dans le cadre de ses intérêts nationaux.»
Les deux dirigeants ont évoqué les derniers développements régionaux, le processus des pourparlers d’Islamabad et la question du cessez-le-feu et des échanges de vues, ont eu lieu.
Au cours de cette conversation, évoquant les pourparlers menés à Islamabad, au Pakistan, le président a souligné le sérieux et la bonne volonté de l’équipe de négociation iranienne pour parvenir à un accord durable et a déclaré : « Malgré les accords conclus entre les parties, l’attitude excessive et le manque de volonté politique de hauts responsables américains ont empêché la finalisation de l’accord.»
Insistant sur la nécessité de respecter les principes et les règles internationales, le Dr Masoud Pezeshkian a affirmé : « La République islamique d’Iran est prête à poursuivre les pourparlers exclusivement dans le cadre du droit international et dans le but de protéger les droits du peuple iranien. L’Europe peut encourager les États-Unis à respecter ce cadre en jouant un rôle constructif.»
Le Président Masoud Pezeshkian a déclaré que la politique de principe de l’Iran repose sur le renforcement de la paix, de la stabilité et de la sécurité régionales, ainsi que sur le développement d’interactions constructives avec ses voisins. Il a ajouté : « Les approches fondées sur les menaces, les pressions et l’action militaire non seulement ne résolvent pas le problème, mais contribuent également à complexifier la situation et à aggraver les problèmes que les États-Unis se sont eux-mêmes créés. La République islamique d’Iran considère la diplomatie comme la voie privilégiée pour le règlement des différends et, tout en préservant sa dignité et son autorité nationales, se déclare prête au dialogue dans le cadre légal.»
Évoquant la récente menace du Président américain concernant le détroit d’Ormuz, le Dr Masoud Pezeshkian a souligné : « La République islamique d’Iran a toujours œuvré pour garantir une sécurité durable à la navigation dans ce passage stratégique, et toute menace à la sécurité de cette région aura des conséquences importantes pour le commerce mondial. Parallèlement, l’Iran est pleinement préparé à faire face à toute éventualité, dans le respect de ses intérêts nationaux.»
Dans une autre partie de son discours, le Président iranien, évoquant la question du cessez-le-feu et la violation de l’accord initial par l’autre partie, a déclaré : « Les conditions de la République islamique d’Iran à cet égard ont été clairement annoncées et, contrairement à certaines affirmations, c’est l’Iran qui a insisté sur le strict respect de ses engagements ; un point que les responsables pakistanais reconnaissent également.»
Pezeshkian a également apporté des précisions concernant le dossier nucléaire : « La République islamique d’Iran a déjà conclu des accords spécifiques avec des pays européens et leurs cadres sont parfaitement clairs. L’Iran n’a jamais cherché à agir en dehors du cadre international et reste disposé à poursuivre les négociations dans ce même cadre.»
Soulignant le rejet par l’Iran de toute forme de deux poids, deux mesures dans le traitement des questions internationales, le Président a appelé à un règlement des différends fondé sur la justice et les règles universellement reconnues, et a estimé nécessaire que l’Europe joue un rôle plus actif dans ce sens.
Au cours de cet entretien, le président français, faisant référence à ses consultations avec le président américain, a souligné la nécessité d’inclure la question libanaise dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu initial et a présenté son point de vue sur la question nucléaire iranienne et sur l’évolution du régime juridique du détroit d’Ormuz.
Le Hautpanel
