Dans une décision aux implications économiques et énergétiques majeures, le président américain Donald Trump a signé, ce jeudi 30 avril 2026, un permis présidentiel autorisant la société Bridger Pipeline Expansion LLC à construire et exploiter un pipeline transfrontalier entre les États-Unis et le Canada.
Ce projet, situé dans le comté de Phillips, dans l’État du Montana, vise à faciliter le transport de pétrole brut ainsi que de divers produits pétroliers, notamment l’essence, le diesel, le kérosène et le carburant d’aviation. Le pipeline, d’un diamètre de 36 pouces, reliera directement les infrastructures énergétiques des deux pays, renforçant ainsi les échanges dans le secteur des hydrocarbures.
Le permis impose toutefois des conditions strictes. L’entreprise bénéficiaire devra se conformer à l’ensemble des lois et réglementations en vigueur, notamment celles relatives à la sécurité des pipelines et à la protection de l’environnement. Les autorités fédérales, étatiques et locales disposeront d’un droit de contrôle permanent sur les installations.
Par ailleurs, le gouvernement américain se réserve le droit d’intervenir à tout moment pour des raisons de sécurité nationale, pouvant aller jusqu’à la prise de contrôle temporaire des installations. En cas de non-respect des obligations ou de retrait du permis, la société sera tenue de démanteler les infrastructures à ses propres frais.
Cette décision s’inscrit dans une politique visant à renforcer l’indépendance énergétique des États-Unis tout en consolidant leur coopération avec le Canada dans le domaine des ressources naturelles.
Le Hautpanel
