Le chancelier allemand Friedrich Merz a réaffirmé, dimanche 3 mai 2026 sur X, que les États-Unis demeurent « le partenaire le plus important » de l’Allemagne au sein de l’OTAN. Il a insisté sur un objectif commun : empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions verbales avec l’actuel locataire de la Maison Blanche, le président américain Donald Trump. Alors que Merz avait récemment critiqué l’absence de stratégie américaine face à Téhéran : « les Américains n’avaient visiblement aucune stratégie en Iran et que Téhéran « humiliait » la première puissance mondiale. Pour Donald Trump, le chancelier ne comprend pas la situation. Sans répondre directement, le dirigeant allemand a préféré appeler à un « partenariat transatlantique fiable », soulignant l’importance de la coopération entre alliés.
Sur le terrain, Merz s’est rendu le 30 avril au camp militaire de Münster, accompagné du vice-chancelier Lars Klingbeil. Cette visite visait à évaluer l’état de préparation de la Bundeswehr. S’il a salué le professionnalisme et l’engagement des soldats, le chancelier a reconnu que des efforts importants restent nécessaires pour renforcer les capacités de défense et de dissuasion.
Le gouvernement allemand a déjà engagé une hausse significative du budget militaire et lancé plusieurs programmes d’équipement. Toutefois, Merz a insisté sur la nécessité d’accélérer la transformation de l’armée afin de répondre aux nouvelles menaces sécuritaires.
Par ailleurs, Berlin adopte une position ferme face à la crise dans le détroit d’détroit d’Ormuz. Le chancelier a évoqué la possibilité d’une intervention militaire, si nécessaire, pour garantir la liberté de navigation et protéger l’économie mondiale. Il a également plaidé pour un renforcement des sanctions contre Téhéran et appelé l’Iran à reprendre les négociations.
À travers ces prises de position, Friedrich Merz affiche une ligne claire : renforcer le rôle de l’Allemagne au sein de l’OTAN, consolider l’alliance avec Washington et peser davantage sur les enjeux sécuritaires internationaux.
Le Hautpanel
