Le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a récemment publié un message énigmatique sur X laissant entendre que l’Iran dispose de leviers comparables à ceux des États-Unis dans l’équilibre énergétique mondial.
Dans son discours, il affirme que les forces armées iraniennes sont prêtes à répondre à toute agression et que « des décisions et stratégies erronées mèneront toujours à des résultats erronés », ajoutant que « le monde entier a déjà compris la situation » et que l’Iran est « prêt pour tous les scénarios ».
Derrière cette déclaration, les analystes y voient un message stratégique clair : Téhéran met en avant son levier d’offre énergétique, notamment sa capacité potentielle à influencer les flux pétroliers mondiaux via des points sensibles comme le Détroit d’Ormuz ou encore le Bab el-Mandeb, ainsi que certaines infrastructures pétrolières régionales.
En face, les États-Unis disposent de leviers liés à la gestion de la demande, incluant l’usage des réserves stratégiques, l’impact des prix élevés sur la consommation, et les ajustements de marché lors des périodes de forte demande, notamment en été.
Le message implicite est clair : dans un contexte de tensions persistantes, l’Iran suggère qu’il détient un pouvoir de perturbation capable d’égaliser celui de Washington sur le marché pétrolier mondial, particulièrement à un moment où la demande énergétique atteint son pic saisonnier.
Le Hautpanel
