Les États-Unis amorcent un tournant stratégique majeur au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (NATO).
Selon des informations relayées par Reuters, le Pentagone prévoit de réduire considérablement les forces militaires américaines mises à disposition de l’Alliance en cas de crise.
Cette réorientation ne concerne pas uniquement les soldats stationnés en Europe, mais aussi l’ensemble des capacités militaires que les alliés européens pouvaient mobiliser rapidement en cas de conflit majeur.
L’annonce devrait être officialisée vendredi lors d’une réunion des ministres de la Défense à Brussels.
Cette décision intervient après plusieurs mesures déjà prises par le président Donald Trump, notamment le retrait de 5 000 militaires américains du continent européen et l’annulation discrète du déploiement d’une brigade de l’armée en Pologne.
Si le parapluie nucléaire américain reste maintenu, Washington semble désormais vouloir transférer aux Européens la responsabilité de leur défense conventionnelle.
Une position que Donald Trump défend depuis plusieurs années, accusant régulièrement les membres européens de l’OTAN de dépendre excessivement des ressources américaines.
Face à cette nouvelle donne géopolitique, plusieurs pays européens ont lancé des programmes de réarmement et augmenté leurs budgets militaires. Toutefois, les experts estiment que l’Europe avance encore lentement et peine à financer rapidement une autonomie stratégique crédible.
Le désengagement progressif des États-Unis accélère ainsi une transition délicate pour l’Europe, appelée à renforcer sa capacité de défense dans un contexte international de plus en plus tendu.
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