Le territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu, est de nouveau le théâtre d’une forte dégradation sécuritaire. Après d’intenses affrontements survenus le mardi 26 mai 2026, les rebelles de l’AFC/M23 ont pris le contrôle des villages d’Ihula, Katobo et Mukohwa, situés dans le groupement de Kisimba.
Selon plusieurs sources locales, cette offensive a été menée de manière coordonnée, avec des renforts venus de Rutshuru ainsi que de la zone de Kalembe, dans le territoire voisin de Masisi. Les assaillants auraient utilisé des attaques simultanées, appuyées par des drones, afin de déstabiliser les positions tenues par les forces loyalistes.
Face à la pression militaire, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants wazalendo, ont été contraintes de se replier. Elles maintiennent toutefois certaines positions stratégiques à Ngambi et Buhimba, dans la localité de Banamulema, dans le but de contenir l’avancée des assaillants.
Ces combats ont provoqué une situation humanitaire préoccupante. Des milliers de civils ont fui les zones de confrontation pour se réfugier vers Kalinga et Mpombi, aggravant une crise déjà fragile dans cette partie du Nord-Kivu.
Alors que les affrontements se poursuivent sporadiquement, la situation à Walikale demeure extrêmement tendue, suscitant de vives inquiétudes quant à la protection des populations civiles et à la stabilité durable de la région.
Le Hautpanel
