L’opposant congolais et président de l’ECIDé, Martin Fayulu, en compagnie de plusieurs figures de l’opposition réunies au sein du regroupement « C64 », dont Delly Sesanga, Jean Marc Kabund-A-Kabund, Moise Katumbi, ont lancé un appel à une journée de « ville morte » prévue pour le mercredi 3 juin prochain en République démocratique du Congo.
Selon les leaders de l’opposition, cette initiative vise à protester contre ce qu’ils qualifient de tentative de remise en cause de la Constitution. Ils accusent le pouvoir en place, dirigé par le président Félix Tshisekedi, d’ouvrir la voie à une dynamique politique controversée autour d’un éventuel référendum constitutionnel qui, selon eux, légitime la balkanisation de la République Démocratique du Congo, actuellement occupée à l’Est du pays par l’armée rwandaise et les rebelles ADF et AFC/M23.
En amont de cet appel, plusieurs membres de l’opposition dont Martin Fayulu (ECIDé), Delly Sesanga (Envol), Christian Mwando (Ensemble pour la République), Dieudonné Bolengetenge, Secrétaire général d’Ensemble pour la République, étaient devant le siège du parti politique ECIDé ce mercredi 27 mai afin de sensibiliser la population sur ce qu’ils considèrent comme des enjeux majeurs liés à la gouvernance et à la stabilité institutionnelle du pays.
Dans le même temps, le débat politique s’intensifie au Parlement. La majorité présidentielle a franchi une nouvelle étape en examinant un projet de loi lié à l’organisation d’un référendum, une initiative qui suscite de vives réactions dans les rangs de l’opposition.
La séance plénière concernée a été marquée par le boycott du groupe parlementaire « Ensemble » de Moïse Katumbi, qui a quitté l’hémicycle en signe de protestation.
Alors que les positions se durcissent entre majorité et opposition, la situation politique reste tendue autour de la question de la révision constitutionnelle, un sujet devenu central du débat national en RDC.
Le Hautpanel
