Dans des propos qui font déjà réagir sur la scène internationale, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a résumé ce vendredi 29 mai 2026 sans détour la philosophie de négociation de Téhéran : « Nous obtenons des concessions non pas par le dialogue, mais avec des missiles ; dans les négociations, nous nous contentons de leur faire comprendre. »
Une déclaration qui met en lumière une vision brutale des relations internationales, où la diplomatie ne serait qu’un prolongement du rapport de force militaire plutôt qu’un espace autonome de compromis.
Ghalibaf ajoute que l’Iran ne fonde sa stratégie sur aucune confiance dans les engagements écrits ou verbaux : seuls les comportements et les faits concrets compteraient, chaque partie étant jugée à l’aune de ses actes plutôt que de ses promesses.
« Nous obtenons les concessions non pas par le dialogue, mais par les missiles ; dans la négociation, nous ne faisons que leur faire comprendre. 2. Nous n’avons aucune confiance dans les garanties et les paroles, seuls les comportements sont le critère. Aucune action ne sera entreprise avant l’action de la partie adverse. 3. Le vainqueur de tout accord est celui qui, à partir du lendemain, s’y prépare mieux pour la guerre», a écrit Ghalibaf ce vendredi sur X.
Dans cette logique, la négociation n’interviendrait qu’après la démonstration de puissance, et non en amont. Une approche qui semble entériner une doctrine où la préparation militaire précède et structure le dialogue diplomatique, plutôt que de le remplacer.
Ces propos, s’ils reflètent fidèlement la position officielle, viennent raviver les tensions autour du programme iranien et de sa place dans les équilibres géopolitiques déjà fragiles du Moyen-Orient.
Le Hautpanel
