Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a lancé dimanche 7 juin 2026 une sévère mise en garde à l’encontre des États-Unis et d’Israël, accusant les deux alliés d’alimenter l’escalade des tensions au Moyen-Orient.
S’exprimant dans un contexte de fortes tensions régionales, Ghalibaf a affirmé qu’Israël et ses soutiens occidentaux ne respectaient « ni les cessez-le-feu ni les processus de dialogue ». Il a également dénoncé ce qu’il qualifie de violations répétées des accords concernant le Liban ainsi que des mesures de pression exercées contre l’Iran.
Selon le responsable iranien, le soutien apporté par Washington à l’État hébreu et toute tentative de blocus maritime contre l’Iran pourraient avoir de lourdes conséquences sécuritaires dans la région. « Le blocus naval contre la nation iranienne et le feu vert donné aujourd’hui par les États-Unis au régime sioniste transforment les bases et les avoirs américains et du régime dans la région en cibles légitimes », a-t-il déclaré.
Le président du Parlement iranien a également souligné que les forces armées iraniennes restaient prêtes à répondre à toute menace, affirmant que « la main de nos forces armées reste ouverte, comme toujours ».
Ces déclarations interviennent alors que les tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis connaissent une nouvelle montée, alimentant les inquiétudes de la communauté internationale quant au risque d’un élargissement du conflit au Moyen-Orient. Les observateurs redoutent qu’une confrontation directe entre les différents acteurs régionaux ne compromette davantage les efforts diplomatiques visant à stabiliser la région.
Le Hautpanel
