Après avoir menacé de frapper l’Iran « très fort » et de prendre le contrôle de l’île pétrolière stratégique de Kharg, Donald Trump affirme qu’un accord de paix est désormais prêt à être signé, peut-être dès ce week-end. Mais Téhéran n’a pas encore officiellement confirmé ces affirmations.
Revirement spectaculaire dans la crise entre les États-Unis et l’Iran. Quelques heures seulement après avoir menacé Téhéran de nouvelles frappes massives visant ses infrastructures militaires et énergétiques, le président américain Donald Trump a annoncé jeudi l’annulation des bombardements prévus contre la République islamique.
Dans un message publié ce jeudi 11 juin 2026 sur Truth Social, Donald Trump affirme que les négociations ont été portées « au plus haut niveau de l’autorité iranienne » et qu’elles ont reçu l’approbation de toutes les parties impliquées. Selon le président américain, les États-Unis, Israël, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Turquie, le Pakistan, Bahreïn, le Koweït, la Jordanie et l’Égypte ont validé les derniers points d’un accord qui pourrait être signé dans les prochains jours.
Cette annonce intervient après plusieurs semaines d’escalade militaire marquées par des frappes aériennes, un blocus naval américain et de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial du pétrole. Quelques heures avant son changement de position, Donald Trump avait pourtant promis de frapper l’Iran « très fort » et avait même évoqué une prise de contrôle de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien.
Face aux journalistes, le président américain a également déclaré croire que le Guide suprême iranien avait donné son accord au processus. « Je crois que la réponse est oui », a-t-il répondu lorsqu’il a été interrogé sur l’approbation de Téhéran. Cependant, plusieurs sources indiquent que la confirmation officielle des autorités iraniennes reste attendue, ce qui entretient l’incertitude autour de l’aboutissement réel de l’accord.
Si la signature annoncée se concrétise, elle pourrait constituer l’un des tournants diplomatiques majeurs de l’année au Moyen-Orient. Mais les observateurs restent prudents. Depuis plusieurs semaines, Donald Trump affirme à plusieurs reprises qu’un accord est imminent, sans que celui-ci ne soit finalement conclu. Cette nouvelle annonce est donc accueillie avec un mélange d’espoir et de scepticisme dans les capitales concernées.
Pour l’heure, le blocus naval américain demeure en vigueur jusqu’à la finalisation complète du texte. La date et le lieu de la signature n’ont pas encore été dévoilés. Une question reste désormais en suspens : l’Iran se présentera-t-il effectivement à la table de signature ou assistera-t-on à un nouvel épisode d’une crise diplomatique aux rebondissements incessants ?
Le Hautpanel
