Un projet d’accord de principe (MoU) entre l’Iran et les États-Unis dessinerait les contours d’un compromis diplomatique majeur susceptible de modifier profondément les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient, selon des informations publiées par Mehr News.
Le document, structuré en 14 articles, prévoirait notamment un cessez-le-feu immédiat et permanent sur plusieurs fronts régionaux, incluant le Liban, ainsi qu’une levée progressive des restrictions maritimes dans le Golfe. Il évoquerait également un retrait des forces américaines des zones périphériques de l’Iran et la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de trente jours sous des mécanismes coordonnés avec Téhéran.
Sur le plan économique, les dispositions seraient particulièrement significatives : suspension des sanctions visant le pétrole et la pétrochimie iranienne, déblocage progressif de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés et lancement d’un programme international de reconstruction estimé à 300 milliards de dollars.
En contrepartie, l’Iran accepterait de remettre son uranium enrichi, de limiter l’enrichissement sur le long terme et de réaffirmer son engagement à ne pas développer d’armes nucléaires.
Le texte rapporté précise toutefois que deux sujets traditionnellement sensibles seraient exclus des négociations : le programme balistique iranien et le soutien de Téhéran aux groupes alliés dans la région.
Si ce schéma venait à être confirmé puis signé, il constituerait l’un des accords les plus ambitieux entre Washington et Téhéran depuis plusieurs décennies. Pour les partisans de l’accord, il ouvrirait une fenêtre de désescalade régionale et de relance économique. Pour ses détracteurs, il risquerait de reporter sans les résoudre certaines questions sécuritaires majeures.
À ce stade, aucune validation officielle conjointe n’a encore confirmé l’adoption définitive de ce projet d’accord.
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