Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé, mardi 16 juin 2026, l’imposition de restrictions personnelles contre 103 citoyens canadiens, dans une nouvelle escalade diplomatique entre Moscou et Ottawa.
Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, les autorités russes justifient cette décision comme une réponse directe à la politique de sanctions menée par le gouvernement canadien dirigé par le Premier ministre Mark Carney, accusé de poursuivre sans réserve la ligne anti-russe initiée sous Justin Trudeau.
Moscou reproche au Canada son soutien politique, financier et militaire aux autorités ukrainiennes, qualifiées dans le communiqué russe de « régime néo-nazi », une formulation régulièrement utilisée par le Kremlin et rejetée par Kiev ainsi que ses alliés occidentaux.
Selon la diplomatie russe, les personnalités visées principalement actives au sein du Parlement canadien auraient participé à des actions destinées à discréditer l’ordre constitutionnel russe, influencer sa politique étrangère et promouvoir la confiscation d’actifs souverains russes.
La liste comprend notamment des membres du Sénat canadien, des députés de la Chambre des communes, des secrétaires parlementaires, des secrétaires d’État ainsi que d’autres figures publiques canadiennes.
Tout en affirmant conserver « une haute estime du peuple canadien », Moscou distingue la population de l’élite politique actuelle d’Ottawa, qu’elle accuse d’avoir volontairement détérioré les relations bilatérales.
Le ministère russe prévient enfin que cette politique de listes d’interdiction continuera de s’étendre à d’autres citoyens du Canada et d’États occidentaux considérés comme impliqués dans des activités jugées hostiles envers la Fédération de Russie.
Cette nouvelle mesure illustre la poursuite du durcissement diplomatique entre Moscou et les capitales occidentales dans un contexte de tensions persistantes autour du conflit en Ukraine.
Le Hautpanel
