Les Etats-Unis et l’Iran ont conclu le dimanche 14 juin dernier un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d’Ormuz, sous la médiation du Premier ministre pakistanais Sharif tout en soulignant que la signature de l’accord est prévu le 19 juin en Suisse.
Au-delà de la diplomatie, il y a une clause financière qui intéresse les dirigeants iraniens pour mettre fin aux hostilités. L’accord prévoit un fonds d’investissement privé de 300 milliards de dollars américains.
Selon Reuters, plus de la moitié de cette somme a déjà été promise, grâce au soutien d’entreprises privées américaines, des pays du Golfe, d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Afrique.
Cela change complètement la donne. Un engagement gouvernemental pour la reconstruction de l’Iran était, de toute façon, politiquement impossible à faire accepter à Washington.
Un fonds d’investissement privé qui a déjà engagé plus de 150 milliards de dollars avant même la signature de l’accord, c’est une toute autre histoire.
Il s’agit d’une coalition de capitaux internationaux qui ont décidé de miser sur la réouverture économique de l’Iran, créant ainsi un soutien à la réussite de l’accord qui dépasse largement la volonté politique de tout gouvernement.
Ce fonds constitue également un mécanisme de pression. Si l’accord final échoue, 150 milliards de dollars de capitaux privés engagés perdront leur point d’entrée dans l’une des économies les plus riches en ressources et les moins endettées au monde.
Il ne s’agit pas d’une incitation diplomatique, mais d’une incitation financière. Et les incitations financières ont tendance à être plus durables que les incitations politiques.
