L’Union Sacrée de la Nation a réagi officiellement à la déclaration rendue publique le 20 juin 2026 par certains évêques catholiques s’exprimant au nom de la CENCO sur la question du changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration politique publiée ce mardi 23 juin 2026 à Kinshasa, la plateforme présidentielle a exprimé sa désapprobation face à cette prise de position, qu’elle considère comme une intervention allant au-delà du débat démocratique et susceptible d’influencer le climat politique national.
Tout en rappelant que chaque citoyen dispose du droit de participer aux discussions relatives aux réformes institutionnelles, l’Union Sacrée estime que toute démarche sur la question constitutionnelle doit s’inscrire dans le cadre des mécanismes légaux et du respect des institutions républicaines.
Le regroupement politique souligne également le caractère laïc de l’État congolais et affirme que les décisions engageant l’avenir politique du pays relèvent avant tout de la souveraineté populaire.
Dans cette optique, l’Union Sacrée appelle à privilégier un climat de paix, de responsabilité et de retenue dans les prises de parole publiques afin de permettre un débat apaisé sur les éventuelles réformes institutionnelles.
« L’Union Sacrée de la Nation rappelle que la République Démocratique du Congo est un Etat laïc. A ce titre, quelques Evêques de la CENCO en accointance avec Monsieur Joseph Kabila et Paul Kagame et leurs supplétifs de M23 ne peuvent s’attribuer le monopole de la vérité ni de la raison sur la question vitale qui engage notre destin commun. L’Union Sacrée de la Nation demande aux Evêques concernés de faire preuve de retenue afin de favoriser le référendum qui permettra au peuple souverain de se prononcer librement sur son avenir politique et de privilégier la paix », indique ce communiqué.
Elle a, par ailleurs, réitéré son soutien au Président de la République et réaffirmé son engagement en faveur des initiatives qu’elle considère comme relevant du processus démocratique et de l’expression de la volonté populaire.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par l’intensification du débat politique autour de la perspective d’une réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo.
Le Hautpanel
