Les États-Unis et les pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont affiché ce jeudi 25 juin 2026 à Manama, au Bahreïn, une convergence stratégique renforcée autour des principaux dossiers sécuritaires et géopolitiques du Moyen-Orient.
Coprésidée par le secrétaire d’État américain Marco Rubio et le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif bin Rashid Al Zayani, cette réunion ministérielle a réaffirmé la solidité du partenariat entre Washington et les monarchies du Golfe dans un contexte régional marqué par les tensions persistantes avec l’Iran.
Au centre des discussions : la sécurité régionale, le programme nucléaire iranien et la stabilité des voies maritimes stratégiques. Les ministres ont salué la signature du mémorandum d’entente du 17 juin entre les États-Unis et l’Iran, tout en rappelant leur objectif commun d’empêcher définitivement Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire.
Les participants ont également insisté sur la nécessité de traiter l’ensemble des préoccupations sécuritaires liées à l’Iran, notamment ses capacités balistiques, l’usage des drones et le soutien aux groupes armés alliés dans la région.
Sur le plan maritime, les États-Unis et le CCG ont exigé la réouverture du détroit d’Ormuz et rejeté toute tentative d’imposer des restrictions ou des prélèvements sur cette voie essentielle au commerce énergétique mondial.
Concernant les crises régionales, les ministres ont réaffirmé leur soutien à une Syrie souveraine et stable, ainsi qu’au renforcement de l’État libanais face aux groupes armés non étatiques. Ils ont aussi soutenu la poursuite des négociations entre Israël et le Liban sous médiation américaine.
Sur Gaza, les parties ont appuyé le plan américain visant à mettre fin au conflit, tout en réaffirmant leur opposition à toute annexion de la Cisjordanie et leur soutien à une gouvernance palestinienne réformée ouvrant la voie à l’autodétermination.
Enfin, les ministres ont condamné les attaques attribuées à des groupes armés soutenus par l’Iran en Irak contre les pays du Golfe et appelé Bagdad à renforcer son contrôle sécuritaire afin d’empêcher toute utilisation du territoire irakien contre les États voisins.
Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la consolidation de l’axe Washington–Golfe, avec l’ambition affichée de remodeler l’équilibre sécuritaire régional dans un contexte de recomposition accélérée du Moyen-Orient.
Le Hautpanel
