Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo et chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), James Swan, a dressé, vendredi 26 juin 2026, un tableau préoccupant de la situation dans l’est du pays.
Malgré les avancées diplomatiques enregistrées ces derniers mois, notamment après la signature de l’Accord de paix de Washington entre la RDC et le Rwanda, le responsable onusien a averti que la réalité sur le terrain reste marquée par une forte instabilité sécuritaire et une pression persistante sur les populations civiles.
Selon James Swan, les initiatives diplomatiques engagées dont l’accord-cadre de Doha ainsi que les mécanismes de médiation soutenus par Union africaine, constituent une base importante pour une sortie pacifique de la crise. Toutefois, il a insisté sur la nécessité de transformer ces engagements politiques en résultats concrets.
« Il est désormais essentiel de maintenir cette dynamique et que les engagements pris par les signataires soient pleinement honorés », a-t-il déclaré devant les membres du Conseil de sécurité.
Cette mise en garde intervient alors que les attentes restent élevées quant à une amélioration durable de la sécurité dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo, théâtre de tensions armées persistantes, de déplacements massifs de populations et d’une crise humanitaire prolongée.
Pour les Nations unies, la consolidation des acquis diplomatiques dépendra désormais de leur mise en œuvre effective sur le terrain afin d’ouvrir la voie à une paix durable dans l’est du pays.
Le Hautpanel
