Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, estime qu’un dialogue politique inclusif en République démocratique du Congo ne pourra produire une paix durable sans un véritable processus de justice.
Réagissant au débat sur un éventuel dialogue national, il affirme que l’absence de justice et de reddition des comptes risque d’entretenir le cycle des rébellions. Selon lui, les acteurs ayant pris les armes contre le régime de Mobutu Sese Seko en 1996, puis contre Joseph Kabila et aujourd’hui contre Félix Tshisekedi sous la bannière du M23, pourraient reproduire le même scénario à l’avenir si les causes profondes de l’impunité ne sont pas traitées.
« Si nous faisons un dialogue inclusif sans la prise en compte de la question de la justice, je suis convaincu que les gens qui avaient pris les armes contre les présidents Mobutu en 1996, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi sous couvert du M23 prendront encore les armes en 2060 », a déclaré Jean-Claude Katende.
Par cette prise de position, le défenseur des droits humains plaide pour que toute initiative de dialogue s’accompagne d’un mécanisme crédible de justice, afin de rompre définitivement avec le cycle des conflits armés et de consolider une paix durable en RDC.
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