Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Dr Patrice Motsepe, a salué les performances historiques réalisées par les dix sélections africaines engagées à la Coupe du monde de la FIFA 2026, tout en réaffirmant une ambition désormais assumée : voir une nation africaine remporter le trophée mondial dans un avenir proche.
À l’issue du tournoi, le patron du football africain s’est montré particulièrement optimiste, estimant que les résultats obtenus confirment la montée en puissance du continent sur la scène internationale. « Notre objectif est clair : voir une nation africaine devenir championne du monde.
Je suis plus convaincu que jamais que c’est possible », a-t-il déclaré.
L’Afrique était représentée par l’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, la République démocratique du Congo, le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tunisie. Neuf de ces dix sélections, soit 90 % des représentants africains, ont franchi la phase de groupes pour atteindre les seizièmes de finale, un record inédit dans l’histoire de la Coupe du monde.
Cette performance place le continent parmi les plus compétitifs de la compétition. Bien que les équipes africaines ne représentaient que 20,8 % des 48 nations qualifiées, elles constituaient 28,1 % des équipes présentes en phase à élimination directe, se classant juste derrière les représentants de l’UEFA.
Le Maroc a une nouvelle fois marqué les esprits en atteignant les quarts de finale pour la deuxième édition consécutive, confirmant son statut de locomotive du football africain. L’Égypte a également atteint les huitièmes de finale, tandis que la RDC, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, l’Afrique du Sud, la Tunisie et le Cap-Vert ont livré des prestations jugées convaincantes.
Pour transformer ces progrès en consécration mondiale, Patrice Motsepe a annoncé la tenue prochaine d’une conférence stratégique réunissant sélectionneurs, techniciens, anciens internationaux et experts afin d’évaluer les performances africaines et de préparer la Coupe du monde 2030.
Le président de la CAF a également dévoilé une feuille de route ambitieuse axée sur le développement du football de base, la formation des jeunes, le renforcement des ligues professionnelles, la qualification des cadres techniques et l’amélioration des infrastructures sportives.
Il a insisté sur la nécessité pour chacun des 54 pays membres de disposer d’au moins un stade conforme aux normes de la CAF et de la FIFA afin de permettre aux sélections nationales et aux clubs d’évoluer devant leur public.
À travers ces investissements et cette vision à long terme, la CAF entend accélérer la transformation du football africain. Pour Patrice Motsepe, les résultats obtenus en 2026 démontrent que l’écart avec les grandes puissances du football mondial continue de se réduire et que le sacre d’une nation africaine n’est désormais plus un rêve lointain, mais un objectif stratégique à portée de main.
Le Hautpanel
