Le procès de l’ancien chef d’État-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, a franchi une nouvelle étape mardi 21 juillet 2026 devant la Haute Cour militaire.
L’audience a été consacrée à l’exposé des mémoires uniques de la défense, qui a soulevé plusieurs exceptions de procédure tout en sollicitant la mise en liberté provisoire de son client.
Dans leurs plaidoiries, les avocats des prévenus ont remis en cause la régularité de la composition de la Haute Cour militaire, estimant que l’ordonnance-loi du 31 janvier 2026, modifiant le Code judiciaire militaire, n’aurait été ni promulguée ni publiée au Journal officiel.
Ils ont également contesté la compétence de cette juridiction et dénoncé ce qu’ils considèrent comme une détention préventive irrégulière.
La défense a par ailleurs soutenu que les infractions retenues contre le général Tshiwewe sont formulées de manière imprécise, ce qui porterait atteinte à son droit à un procès équitable.
Au regard de ces arguments, elle a demandé soit une liberté provisoire, soit une liberté contrôlée.
Prenant la parole, Me Parfait Kanyanga, coordonnateur du collectif des avocats de la défense, a insisté sur le fait que son client, ancien responsable des opérations militaires et détenteur d’informations sensibles relatives à la défense nationale, ne devrait pas être incarcéré à la prison militaire de Ndolo.
Selon lui, le général Tshiwewe présente toutes les garanties de représentation, sa résidence étant connue des autorités, ce qui écarterait tout risque de fuite.
Les conseils ont également sollicité la restitution de quatre véhicules saisis dans le cadre de l’enquête, affirmant que ceux-ci ne relèvent pas du patrimoine des FARDC.
Ils ont enfin demandé l’annulation des procès-verbaux dressés par les officiers de police judiciaire, qu’ils jugent entachés d’irrégularités.
En réponse, le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général magistrat Joseph Mutombo Katalayi Tiende, a pris acte des moyens soulevés par la défense et indiqué qu’ils seront examinés lors du délibéré.
L’audience a été renvoyée au 30 juillet 2026, date à laquelle les avocats des autres prévenus poursuivront la présentation de leurs mémoires.
Pour mémoire, le général Christian Tshiwewe et neuf co-prévenus sont poursuivis pour huit chefs d’accusation, notamment complot, trahison, propagation de faux bruits, apologie du terrorisme, désertion à l’étranger, violation des consignes militaires, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi qu’incitation des militaires à poser des actes contraires au devoir et à la discipline.
Le Hautpanel
