S’exprimant au nom du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors du débat de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies consacré à la gouvernance des ressources naturelles, la Ministre d’État et ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a appelé la communauté internationale à repenser en profondeur la gestion des richesses naturelles comme levier de paix et de sécurité.
Présidant le Conseil de sécurité de l’ONU durant le mois de juillet 2026, la République démocratique du Congo a souligné que la mauvaise gouvernance des ressources naturelles alimente désormais les conflits armés, l’instabilité politique et l’impunité économique dans plusieurs régions du monde, particulièrement en Afrique.
Dans son intervention, la RDC a défendu une nouvelle doctrine internationale reposant sur le respect de la souveraineté des États, la transparence des chaînes d’approvisionnement, la traçabilité des minerais, la lutte contre les réseaux d’exploitation illicite ainsi que la promotion de partenariats internationaux plus équitables.
« Les ressources naturelles ne sont plus seulement un enjeu économique ; elles sont devenues un enjeu majeur de paix, de sécurité, de justice et de prospérité », a déclaré Thérèse Kayikwamba Wagner, insistant sur la nécessité de transformer les richesses naturelles en moteur de stabilité, de développement durable et de prospérité partagée.
Par cette prise de position, Kinshasa entend inscrire la gouvernance responsable des ressources naturelles au cœur de l’agenda international de prévention des conflits et de consolidation de la paix, tout en réaffirmant le droit des États à tirer pleinement profit de leurs ressources au bénéfice de leurs populations.
Le Hautpanel
