Le procès du général d’armée Christian Tshiwewe et de ses coaccusés s’est poursuivi ce jeudi 06 août 2026 devant la Haute Cour militaire à Kinshasa.
Les prévenus sont poursuivis notamment pour complot, trahison, apologie du terrorisme, propagation de faux bruits, violation des consignes, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et de munitions de guerre, ainsi qu’incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.
Au cours de l’audience, la défense du général-major Maurice Nyembo a soulevé plusieurs exceptions de procédure, estimant que le dossier est entaché de graves irrégularités.
Son avocat, Me Ghislain Okito, a notamment contesté la compétence du Conseil national de cyberdéfense (CNC), affirmant que cette structure ne dispose d’aucune base légale lui permettant de mener des enquêtes judiciaires, de procéder à des arrestations ou de détenir des personnes. Il a également dénoncé l’interpellation de son client à 2 heures du matin, sans mandat de perquisition.
De son côté, Me Étienne Lombela a demandé l’annulation du procès-verbal de saisine du prévenu, évoquant une incohérence dans les dates figurant au dossier. Selon lui, le document est daté du 9 juillet 2024, alors qu’il fait état d’une audition intervenue le 10 juillet 2024. L’avocat soutient ainsi que son client a été placé sous mandat d’arrêt provisoire avant même d’être entendu, en violation des règles de procédure.
La Haute Cour militaire devra se prononcer sur ces exceptions soulevées par la défense avant la poursuite de l’examen du fond de cette affaire très suivie en République démocratique du Congo.
Le Hautpanel
