Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a fermement rejeté toute tentative d’établir un lien entre les perquisitions récemment effectuées par la justice belge dans l’entourage de la famille du Président Tshisekedi et la position diplomatique de Bruxelles face à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Face aux spéculations entourant ces opérations judiciaires, le chef de la diplomatie belge a tenu à dissocier clairement l’action de la justice des orientations politiques du gouvernement.
« Rien n’est orchestré, rien n’est prémédité par la diplomatie belge », a-t-il déclaré, qualifiant d’« aussi infondées que grotesques » les accusations faisant état d’une éventuelle manœuvre politique.
Maxime Prévot a, par ailleurs, rappelé le principe de séparation des pouvoirs, soulignant que la justice belge exerce ses missions en toute indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif.
Il a ainsi décliné tout commentaire sur le fond des procédures judiciaires en cours.
Le ministre a toutefois exprimé ses préoccupations face aux interprétations qu’il juge instrumentalisées de cette affaire.
Selon lui, certains discours contribueraient à entretenir un « narratif hostile » visant à fragiliser les relations diplomatiques entre Kinshasa et Bruxelles.
Autre sujet d’inquiétude soulevé par le responsable belge : la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux.
Il a dénoncé une désinformation « particulièrement préoccupante », susceptible d’alimenter les discours de haine et d’exacerber les tensions entre les deux pays.
En dépit de cette controverse, Maxime Prévot a réaffirmé la qualité des relations entre la Belgique et la RDC, qu’il a qualifiées d’« excellentes », affichant ainsi la volonté de Bruxelles de préserver ses liens avec Kinshasa malgré les tensions suscitées par cette affaire.
Le Hautpanel
